Mylène Muller, fondatrice de CAP Coaching School

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Et si votre envie d’accompagner devenait un véritable projet ?

À l’heure où l’IA transforme déjà le coaching, découvrez ce qui fait la profondeur du métier et les 5 étapes pour accompagner les autres avec cadre et professionnalisme — même si vous débutez.

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Imaginez. Vous ouvrez votre ordinateur et votre coach apparaît. Elle connaît votre histoire. Elle se souvient de ce que vous lui avez confié six mois plus tôt. Elle remarque une hésitation dans votre voix et ne répond pas immédiatement. Elle vous laisse quelques secondes de silence, puis vous pose une question qui vous oblige à regarder exactement là où vous n’aviez pas envie d’aller.

Lorsque vous doutez, elle vous encourage. Lorsque vous vous racontez une histoire, elle vous confronte. Elle adapte son rythme, son langage et ses questions à votre personnalité. Elle est disponible quand vous en avez besoin et n’oublie rien de ce que vous lui avez confié.

Sauf que cette coach n’existe pas. C’est une intelligence artificielle.

Aujourd’hui, la scène paraît encore assez facile à distinguer d’une véritable séance de coaching. Mais demain ? L’intelligence artificielle ne restera probablement pas enfermée dans une fenêtre de conversation écrite. Elle pourra prendre un visage, une voix, percevoir de mieux en mieux certains signaux, peut-être apparaître sous forme d’avatar ou d’hologramme et, à plus long terme, s’incarner dans des machines dont nous avons encore du mal à imaginer le réalisme.

Alors, si vous êtes coach ou envisagez de le devenir, la question mérite d’être posée sérieusement : l’intelligence artificielle pourra-t-elle un jour remplacer un coach ? Pour y répondre, encore faut-il éviter quelques réponses un peu trop faciles.

IA et coaching : 4 idées reçues qui empêchent de poser la vraie question

Lorsqu’on évoque l’intelligence artificielle et l’avenir du coaching, certaines réponses viennent presque immédiatement. Elles contiennent parfois une part de vérité, mais elles risquent surtout de nous rassurer trop vite et de nous empêcher d’aller au fond de la question.

« Une IA ne pourra jamais écouter comme un être humain »

Aujourd’hui, c’est tentant de le penser : une conversation avec ChatGPT n’a évidemment pas grand-chose à voir avec le fait de s’asseoir face à une personne qui vous regarde, entend votre voix et perçoit ce qui se passe pendant que vous parlez. Mais construire toute la différence entre un coach humain et une IA sur cette comparaison serait une erreur. Les systèmes deviennent multimodaux : texte, voix, images et vidéo. Rien ne permet d’affirmer sérieusement que l’IA de demain sera incapable de détecter une hésitation, un changement de rythme, certains mouvements du visage ou de produire elle-même des silences et des réponses beaucoup plus fines.

La question n’est donc pas seulement : une IA saura-t-elle détecter ce que je ressens ? Il faut aller plus loin.

« On aura toujours besoin d’une vraie personne en face de soi »

Peut-être. Mais un coach IA ne ressemblera pas nécessairement demain à une zone de texte sur un écran. Nous pouvons imaginer des avatars extrêmement réalistes, des environnements immersifs, des hologrammes et, à plus long terme, des formes d’incarnation physique de l’intelligence artificielle. À partir de quel moment aurons-nous l’impression d’être réellement en présence de quelqu’un ? Et si une personne se sent profondément écoutée, comprise et soutenue par une IA, peut-on simplement balayer cette expérience parce que la relation n’est pas humaine ? Je ne crois pas que la question soit aussi simple.

« Une IA n’a pas d’émotions, donc elle ne peut pas coacher »

Une IA n’a pas besoin de ressentir une émotion pour en reproduire les signes. Elle peut apprendre à formuler de l’empathie, à encourager, à laisser un silence ou à adopter un ton rassurant. Et si la personne accompagnée se sent réellement soutenue, cette expérience existe pour elle, même si l’émotion de l’accompagnant est simulée.

Cela ouvre en revanche une question beaucoup plus subtile : une confiance parfaitement simulée produit-elle exactement la même expérience qu’une confiance réellement ressentie par la personne qui nous accompagne ?

« L’IA pourra donner des conseils, mais elle ne saura jamais vraiment coacher »

Cet argument suppose parfois une vision assez pauvre de l’intelligence artificielle, mais aussi du coaching. Un coach n’est justement pas là pour distribuer des conseils. Il écoute, questionne, reformule, accompagne la prise de conscience, aide à clarifier un objectif, peut confronter certaines contradictions et soutient l’autonomie de la personne. Or une partie de ces fonctions est reproductible.

L’International Coaching Federation s’intéresse désormais explicitement au coaching par intelligence artificielle et distingue notamment les outils qui assistent les coachs humains des systèmes qui fournissent directement un service de coaching. La question n’est donc déjà plus de savoir si IA et coaching peuvent se rencontrer. Elles se rencontrent. La vraie question est de savoir jusqu’où.

Coach IA : que peut déjà faire l’intelligence artificielle en coaching ?

À l’heure actuelle, une intelligence artificielle peut déjà vous aider à clarifier un problème, reformuler ce que vous lui racontez, générer des questions, explorer différentes hypothèses, structurer un objectif ou un plan d’action et revenir sur des informations fournies précédemment. Elle possède également certains avantages évidents : une grande disponibilité, la capacité à traiter énormément d’informations et la possibilité de poursuivre une réflexion exactement au moment où vous en ressentez le besoin.

De premières recherches commencent à comparer coaching humain et coaching délivré ou assisté par une IA. Les résultats sont encore trop récents et les protocoles trop différents pour permettre une conclusion générale. Ils montrent surtout que le sujet n’est plus théorique.

Le piège serait de dresser aujourd’hui la liste de tout ce que l’IA fait moins bien qu’un bon coach, puis d’en déduire que le métier est protégé. La question la plus féconde consiste peut-être à imaginer ce qu’elle fera très bien demain.

Et si l’intelligence artificielle devenait excellente en coaching ?

Imaginons une IA qui connaisse parfaitement les techniques de coaching. Elle se souvient de vos échanges, apprend progressivement à vous connaître et adapte son accompagnement à votre personnalité. Elle ne se contente plus de comprendre vos mots : elle analyse votre voix, vos hésitations et certains de vos signaux non verbaux. Elle sait laisser un silence sans le remplir immédiatement, revenir sur une contradiction ou vous confronter lorsqu’elle repère un décalage entre ce que vous dites vouloir et ce que vous faites.

Elle ne se fatigue pas et peut mobiliser en quelques secondes davantage de modèles et d’outils qu’un être humain ne pourrait en mémoriser pendant toute une carrière. Cela ne signifie pas qu’elle serait parfaite : une IA peut elle aussi produire des erreurs, des biais ou des réponses inadaptées. Mais ses limites ne seraient pas celles d’un être humain avec son histoire personnelle, ses besoins affectifs et ses enjeux identitaires.

Allons donc au bout de l’hypothèse : imaginons qu’elle devienne capable de reproduire remarquablement bien ce que fait un excellent coach. Que resterait-il alors au coach humain ?

L’IA peut-elle remplacer un coach ? Ce qu’elle révèle sur le métier

Une grande partie d’une formation au coaching consiste nécessairement à apprendre un savoir-faire professionnel : écouter, questionner, reformuler, clarifier une demande, poser un cadre, accompagner vers un objectif, connaître des outils et savoir les utiliser à bon escient. Ces compétences sont indispensables. Le coaching est un métier : aimer les gens, être empathique ou avoir beaucoup travaillé sur soi ne suffit pas pour savoir accompagner professionnellement une personne.

Mais je crois aussi depuis longtemps que savoir coacher ne suffit pas pour être coach. C’est précisément l’une des distinctions centrales de l’approche CAP : il ne s’agit pas de choisir entre l’être et le savoir-faire, mais de travailler les deux.

Si demain une machine maîtrise parfaitement un modèle, connaît davantage d’outils que nous et peut générer en quelques secondes des questions techniquement pertinentes, posséder ces outils ne suffira plus à définir la valeur d’un coach. L’intelligence artificielle nous oblige ainsi à regarder le métier à un endroit que nous pouvions auparavant laisser au second plan : la personne depuis laquelle nous accompagnons.

Cette distinction entre compétences techniques et posture est développée dans l’article « La posture du coach : pourquoi savoir coacher ne suffit pas ».

Coach IA ou coach humain : quelqu’un croit-il réellement en vous ?

Prenons une situation simple. Vous traversez une période de doute et ne savez plus si vous êtes capable d’aller au bout d’un projet important pour vous. Une intelligence artificielle vous écoute, reprend avec précision tout ce que vous avez déjà accompli et, au moment juste, vous dit : « Je crois profondément que vous pouvez y arriver. » Imaginons que son intonation soit parfaite, son regard aussi, et que cette phrase vous touche réellement.

Maintenant, imaginez une personne qui vous accompagne depuis plusieurs semaines. Elle vous a écoutée, vue douter, avancer, reculer, recommencer. Lorsqu’elle vous regarde et vous dit qu’elle croit en vous, elle éprouve réellement cette confiance à votre égard. Est-ce exactement la même expérience ? Pour moi, non.

La différence n’est pas simplement que l’une serait « fausse » et l’autre « vraie ». Une personne peut tout à fait se sentir rassurée ou soutenue par une IA. En revanche, je crois que la relation gagne en profondeur lorsque la confiance, la bienveillance ou la compassion que nous percevons sont également vécues par la personne qui se trouve face à nous.

Quelqu’un croit réellement en moi. Je rencontre cette confiance. Et cette expérience peut peut-être m’aider à rencontrer davantage la mienne. C’est ici que commence, pour moi, la dimension vivante de la relation.

Coaching humain : quand la relation devient elle-même un matériau

Nous avons parfois tendance à penser le coaching comme un processus presque linéaire : une personne arrive avec une demande, le coach l’aide à clarifier son objectif, l’accompagne dans son exploration, puis l’aide à traduire ses prises de conscience dans sa vie réelle. Tout cela existe. Mais une séance est aussi une rencontre.

La personne accompagnée arrive avec son histoire, ses peurs, ses désirs, ses mécanismes, ses contradictions et sa sensibilité. Le coach n’arrive pas vide non plus. Il a lui aussi une histoire, une sensibilité, des expériences, des zones de fragilité et un chemin parcouru. Son rôle n’est évidemment pas de déposer tout cela dans la séance : une partie de son travail consiste précisément à être suffisamment consciente de ce qui lui appartient pour ne pas le faire porter à l’autre.

Imaginez qu’une coach pose une question à sa cliente et que celle-ci se ferme brusquement. Elle répond plus sèchement, évite le regard, et quelque chose semble avoir changé. La coach peut poursuivre comme si rien ne s’était passé. Elle peut aussi proposer d’explorer ce qui vient d’apparaître : « J’ai l’impression que quelque chose s’est passé lorsque je vous ai posé cette question. Est-ce que vous le ressentez aussi ? » Peut-être que la cliente s’est sentie jugée. Peut-être que cela fera émerger quelque chose de plus ancien dans sa manière de vivre le regard des autres. Peut-être aussi que la coach réalisera qu’elle a posé sa question avec une attente particulière.

Ce moment n’était prévu dans aucun processus. Il est né de la rencontre. Dans l’approche CAP, j’accorde beaucoup d’importance à cette capacité à utiliser le matériau du moment présent plutôt que de chercher systématiquement l’outil à appliquer ensuite. Cela suppose du discernement : tout ce que ressent le coach n’a pas à entrer dans la séance et toute réaction n’a pas à être interprétée. Mais ce qui se passe entre deux personnes peut parfois devenir une matière précieuse pour l’accompagnement.

Un coach humain n’a pas besoin d’être parfait pour être professionnel

La comparaison avec l’IA pourrait nous faire rêver d’un accompagnant débarrassé des besoins, des blessures et des réactions personnelles qui peuvent traverser un être humain. Or ces mouvements existent chez un coach : besoin d’obtenir un résultat, envie d’être apprécié, désir de sauver, tendance à projeter sa propre histoire sur celle de l’autre. Lorsqu’ils ne sont pas reconnus, ils peuvent perturber l’accompagnement.

Le travail intérieur, la pratique et la supervision sont justement là pour nous permettre de les voir plus souvent, plus tôt, et de retrouver davantage de liberté dans la relation. Mais l’objectif n’est pas de devenir parfaitement neutre.

Notre histoire nous fragilise parfois. Elle nous construit aussi. Avoir connu le doute, l’échec, la peur, le deuil, la reconversion, la solitude ou la joie ne nous donne jamais le droit de présumer de ce que vit l’autre. En revanche, ce que nous avons traversé et surtout la manière dont nous l’avons traversé participe à la personne que nous sommes devenus. Et cette personne entre avec nous dans la pièce lorsque nous accompagnons.

C’est l’une des raisons pour lesquelles le travail sur soi du coach reste essentiel tout au long de la pratique.

IA et coaching de l’être : la profondeur de la demande change-t-elle la donne ?

Toutes les demandes ne nécessitent sans doute pas la même profondeur de relation. Pour structurer un objectif, explorer différentes options, préparer une décision ou une prise de parole, ou installer une habitude, je peux tout à fait imaginer que l’intelligence artificielle devienne une forme d’accompagnement extrêmement performante. Elle peut d’ailleurs déjà être précieuse dans certaines de ces situations.

Mais lorsque nous entrons dans des questions comme « Quelle vie ai-je réellement envie de vivre ? », « Pourquoi est-ce que je n’arrive pas à prendre ma place ? », « Qu’est-ce qui a du sens pour moi ? » ou « Qui suis-je lorsque je cesse d’essayer de correspondre à ce que l’on attend de moi ? », quelque chose change.

Plus l’accompagnement touche à l’identité, au sens, aux peurs profondes ou à la manière dont une personne se vit elle-même, plus la personne à qui elle parle peut devenir une composante de l’expérience. Ce n’est plus seulement la pertinence de la question posée qui compte. Il y a aussi le fait de pouvoir se montrer à quelqu’un, être reçue par quelqu’un, sentir le regard d’un autre être humain et expérimenter dans la relation une autre manière d’être soi.

C’est aussi ce que j’entends par coaching de l’être. Il ne s’agit pas de transformer le coaching en thérapie ni de sortir de son cadre professionnel. Il s’agit d’accompagner une personne sans la réduire au problème qu’elle apporte ou à l’objectif qu’elle souhaite atteindre, tout en gardant une direction, un cadre et un lien avec sa vie réelle.

Et si l’IA ne menaçait pas le coaching, mais certaines manières de coacher ?

C’est peut-être l’une des conséquences les plus intéressantes de cette révolution. Si une partie du coaching consiste essentiellement à sélectionner un outil, dérouler un exercice, produire des questions et aider à construire un plan d’action, l’intelligence artificielle deviendra probablement très compétitive sur ce terrain.

Ce constat ne rend ni les outils ni les méthodes inutiles. Un coach doit maîtriser son métier. Mais il peut nous obliger à sortir d’une vision du coaching dans laquelle la valeur du professionnel dépend surtout de la quantité de techniques qu’il connaît.

L’IA pourrait ainsi pousser la profession à approfondir ce qu’elle a parfois le plus de mal à transmettre : la qualité de présence, le discernement, l’écoute réellement ouverte, la capacité à ne pas savoir pour l’autre, la conscience de ce qui se joue en soi et l’aptitude à travailler avec ce qui émerge plutôt qu’à se cacher derrière un outil.

Dans cette perspective, l’intelligence artificielle n’appauvrit pas nécessairement le coaching. Elle peut aussi devenir un formidable révélateur de ce qui fait la profondeur du métier.

Comment former les coachs à l’ère de l’intelligence artificielle ?

Former les coachs de demain ne pourra donc pas consister à leur apprendre toujours plus de techniques pour rester plus compétents que les machines. Une intelligence artificielle pourra stocker davantage de modèles que n’importe lequel d’entre nous. L’enjeu est plutôt d’apprendre à utiliser les outils avec discernement sans devenir prisonnier de ces outils.

Concrètement, cela signifie apprendre le cadre, l’écoute, le questionnement et les méthodes du coaching, mais aussi pratiquer suffisamment pour découvrir ce que la relation fait émerger. Que se passe-t-il en moi lorsque ma cliente n’avance pas ? Puis-je laisser un silence sans chercher à le remplir ? Que devient mon écoute lorsque je crois avoir compris ce qu’elle devrait faire ? Est-ce que je remarque le moment où mon désir d’aider devient une envie de sauver ?

Dans l’approche CAP, c’est pour cette raison que nous articulons apprentissage du métier, travail intérieur, pratique, retours, échanges entre pairs et supervision. L’objectif n’est pas de choisir entre être et savoir-faire, mais de faire grandir les deux ensemble.

L’intelligence artificielle ne rend donc pas la formation moins nécessaire. Elle pourrait au contraire rendre encore plus visible la différence entre connaître des outils de coaching et devenir réellement capable d’accompagner.

Accompagner transforme aussi celui qui accompagne

Il existe enfin une dimension que l’on oublie souvent lorsqu’on parle d’intelligence artificielle et de coaching. On se demande ce que le coach apporte à la personne accompagnée, mais beaucoup moins ce que l’expérience d’accompagner fait au coach lui-même.

Accompagner les autres est aussi une formidable école intérieure. Chaque personne nous confronte différemment à nous-mêmes : l’une réveille notre impatience, une autre notre besoin d’être utile, une autre encore notre envie de la protéger. Certaines personnes nous touchent, d’autres nous déstabilisent.

Bien sûr, la séance n’est pas là pour faire grandir le coach : le cadre reste au service de la personne accompagnée. Mais si le coach sait regarder ce qui se passe en lui, ces expériences deviennent à leur tour des occasions de travailler sa posture et d’affiner sa pratique.

« Le meilleur moyen de continuer à grandir, c’est d’aider les autres à grandir. »

Nous n’avons jamais fini de devenir coach. Et c’est peut-être aussi une dimension à considérer lorsque nous imaginons déléguer à des machines une expérience aussi profondément relationnelle que l’accompagnement.

Alors, l’intelligence artificielle va-t-elle remplacer les coachs ?

Je n’en sais rien. Et c’est précisément pour cela que je ne veux pas terminer cet article en vous expliquant que « l’humain sera toujours irremplaçable ».

Peut-être que l’intelligence artificielle prendra demain en charge une partie considérable de ce que nous appelons aujourd’hui coaching. Certaines personnes préféreront peut-être être accompagnées par une IA, d’autres utiliseront alternativement un coach humain et une intelligence artificielle, et certains accompagnements évolueront vers des formes hybrides que nous n’imaginons pas encore.

En revanche, son arrivée nous oblige déjà à nous demander ce qui fait réellement la valeur d’un coach. Plus une partie du savoir-faire deviendra accessible aux machines, plus nous aurons intérêt à approfondir ce qui se joue dans notre manière d’être en relation : notre présence, notre discernement, notre travail intérieur, notre capacité à accueillir l’autre sans savoir pour lui et la qualité de la rencontre que nous sommes capables de créer.

Peut-être que l’avenir du coaching ne nous demandera donc pas de devenir plus performants que les machines. Peut-être qu’il nous demandera de devenir plus profondément humains.

Mylène Muller, coach, formatrice et fondatrice de CAP Coaching School

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