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Et si votre envie d’accompagner devenait un véritable projet ?
Vous sentez l’appel du coaching, mais vous doutez encore de votre légitimité ou de la manière de vous lancer ? Découvrez les 5 étapes pour accompagner les autres avec profondeur, cadre et professionnalisme — même si vous débutez.
Vous avez envie d’accompagner les autres. Mais une question revient : est-ce que j’ai suffisamment travaillé sur moi pour devenir coach ?
Parce que vous avez encore des peurs. Des blessures qui se réveillent parfois. Un besoin de reconnaissance. Des moments de doute. Peut-être même ce fameux sentiment de ne pas être « assez avancée » pour prétendre accompagner quelqu’un d’autre.
Cette question est légitime. Mais elle contient aussi un piège : celui d’imaginer qu’il existerait quelque part un niveau de développement personnel à atteindre avant d’obtenir enfin le droit de coacher.
Comme si une bonne coach devait avoir réglé ses blessures, dépassé ses peurs, pacifié son ego et atteint une forme de stabilité intérieure suffisamment solide pour ne plus jamais être déstabilisée par ce qui se passe en séance.
Je ne crois pas qu’il faille atteindre cet état idéal pour pouvoir accompagner.
En revanche, il existe bien un prérequis : avoir déjà installé dans sa vie une véritable pratique de conscience de soi. Une pratique suffisamment réelle et régulière pour apprendre à reconnaître ce qui se joue en soi et à en prendre la responsabilité.
Vous n’avez donc pas besoin d’avoir « tout réglé » pour devenir coach.
Par contre, parce que vous engagez votre propre personne dans la relation, travailler sur vous fait partie du métier. Et ce travail ne s’arrête pas le jour où vous obtenez une certification.
Jusqu’à quel point faut-il avoir travaillé sur soi avant de devenir coach ?
Je ne crois pas qu’il existe un moment précis où vous pourriez regarder votre parcours intérieur et conclure :
Voilà. Maintenant, je suis prête. Mes blessures ne risquent plus d’interférer. Je peux accompagner.
Vous continuerez à rencontrer des situations qui vous touchent, des personnes qui réveillent quelque chose en vous, des émotions que vous ne voyez pas immédiatement arriver, des besoins dont vous n’aviez pas encore mesuré l’importance.
Et ce n’est pas le signe que vous n’auriez pas assez travaillé sur vous.
La question à vous poser est plutôt :
Suis-je engagée dans une démarche suffisamment réelle pour apprendre à reconnaître ce qui se passe en moi et éviter, autant que possible, de le faire porter inconsciemment à la personne que j’accompagne ?
C’est un déplacement essentiel.
On ne cherche plus à devenir une coach sans peur, sans projections ou sans fragilités.
On cherche à voir de mieux en mieux ce qui nous traverse, afin de retrouver davantage de liberté dans notre manière d’être avec l’autre.
En ce sens, votre doute n’est d’ailleurs pas nécessairement la preuve que vous n’êtes pas prête. Il peut traduire une conscience saine de vos limites.
À condition que cette conscience ne reste pas une simple pensée.
Elle doit devenir responsabilité, pratique et engagement.
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Cette question rejoint celle que j’aborde dans cette vidéo, notamment autour de la connaissance de soi et des qualités intérieures nécessaires pour accompagner.
« Travailler sur soi » ne signifie pas réparer tout ce qui ne va pas
L’expression elle-même mérite d’être interrogée.
« Travailler sur soi » peut facilement faire penser à un immense chantier intérieur.
On identifie ce qui ne va pas. On cherche d’où cela vient. On ouvre le dossier. On comprend. On répare. On transforme. Puis, idéalement, on ferme le dossier pour passer au suivant.
- Peur de ne pas être assez compétente ? À régler.
- Besoin de reconnaissance ? À dépasser.
- Difficulté à supporter le silence ? À travailler.
- Envie de sauver l’autre ? À supprimer.
Mais cette logique risque de transformer le développement personnel en une nouvelle quête de performance.
À force de vouloir devenir une coach plus consciente, plus stable, plus neutre, plus sereine, nous pouvons simplement créer une nouvelle image idéale à atteindre.
Dans l’approche CAP, plutôt que d’identifier, comprendre, supprimer ou transformer, je préfère trois mouvements : voir, reconnaître, être avec.
Une peur apparaît ? Il ne s’agit pas de vouloir la supprimer.
Bien au contraire.
Dans cette approche, nous partons de l’idée que plus je cherche à supprimer ce que je ressens, plus je risque d’entretenir ma résistance à cette expérience.
Un besoin de reconnaissance se manifeste ? Il ne suffit pas non plus de poser mentalement l’étiquette :
« Tiens, voilà encore mon besoin de reconnaissance. »
Identifier ce qui est là constitue déjà une première étape.
Il s’agit ensuite de voir, puis de reconnaître pleinement cette expérience, et enfin — surtout — d’être avec.
Être avec cette expérience, c’est aller un peu plus loin.
C’est accepter de ne pas chercher immédiatement une explication, une solution ou un moyen de la faire disparaître.
Qu’y a-t-il réellement là ?
La peur de ne pas compter ? D’être oubliée ? De ne pas être suffisamment utile ? De ne pas être vue ?
Qu’est-ce que cela fait dans le corps ? Quelles pensées apparaissent ? Quelle envie d’agir se présente immédiatement ?
Puis il s’agit de passer un réel moment avec ce qui est là.
Dans le silence.
Dans l’accueil.
Sans chercher immédiatement à faire quelque chose de cette peur.
Nous ne cherchons donc pas seulement à la voir. Nous l’acceptons. Nous lui faisons de la place. Nous l’accueillons dans notre silence intérieur.
Ce mouvement n’a rien de passif.
Il demande de la disponibilité, de la régularité, du courage et un engagement réel.
Ce qui change, c’est l’objectif : nous ne cherchons plus d’abord à faire disparaître ce que nous découvrons. Nous cherchons à le voir, le reconnaître et être avec.
La transformation peut arriver. Mais elle n’a pas à devenir une condition préalable pour être une bonne coach.
Comprendre son histoire aide… mais comprendre ne suffit pas
Comprendre pourquoi nous réagissons d’une certaine manière est précieux.
Vous pouvez par exemple découvrir que votre besoin d’être utile est lié à votre histoire. Comprendre pourquoi le rejet vous touche particulièrement. Faire le lien entre votre difficulté à décevoir et certaines expériences anciennes.
Cette compréhension apporte du sens.
Mais comprendre son histoire ne suffit pas à transformer l’expérience.
Vous pouvez savoir parfaitement pourquoi le silence vous met mal à l’aise… et continuer à remplir chaque silence dès qu’il apparaît.
Vous pouvez connaître l’origine de votre besoin de reconnaissance… et sentir malgré tout une tension très forte lorsqu’une coachée ne semble pas progresser.
Vous pouvez avoir parfaitement identifié votre tendance à sauver… et vous retrouver un jour en train de donner trois solutions à une cliente parce que vous voulez tellement qu’elle aille mieux.
L’information n’est pas l’intégration.
Il ne suffit pas de comprendre. Il faut aussi passer du temps avec ce qui se cache derrière l’inconfort rencontré.
Et cela peut bien sûr se faire après coup.
Vous pouvez réaliser plusieurs heures après une séance qu’une peur était présente, revenir à cette expérience, prendre le temps de la rencontrer et d’être avec ce qu’elle contient.
Mais rien de tel, progressivement, que d’apprendre également à reconnaître ce qui se passe pendant que cela se passe.
Au début, vous réalisez peut-être après la séance :
« Ah… je crois que j’ai beaucoup poussé vers l’action parce que j’avais besoin qu’elle reparte avec quelque chose de concret. »
Puis, avec l’entraînement, vous le percevez de plus en plus tôt :
« Là, je sens que je commence à vouloir qu’elle agisse. »
Et parfois, vous pouvez le voir assez rapidement pour retrouver de l’espace avant même d’intervenir.
Il ne s’agit pas de tout voir en permanence.
Il s’agit de voir plus souvent, voir plus tôt, revenir plus vite à un espace libéré autant que possible de nos propres bagages, puis retravailler ensuite ce qui n’a pas pu être vu sur le moment.
Le coach n’arrive jamais dans une séance comme une page blanche
Et il n’est pas question de viser cette page blanche.
Il apporte son histoire, sa personnalité, ses valeurs, sa sensibilité, son humeur, ses expériences, ses attentes.
L’objectif du travail intérieur n’est donc pas d’atteindre une neutralité absolue, qui serait illusoire.
Il est de créer un espace le moins encombré possible par ce qui appartient au coach, afin que la personne accompagnée puisse rencontrer davantage ses propres réponses.
Prenons trois exemples concrets.
Quand la coach précipite l’action
Votre coachée vient de vivre quelque chose d’important.
Elle a clarifié une vision. Une peur a émergé. Vous avez pris le temps ensemble de l’accueillir dans le silence. Elle a ressenti quelque chose de fort, peut-être même de puissant.
Mais vous doutez.
Vous avez peur que ce travail ne soit pas assez « concret ». Qu’elle reparte en se disant qu’il ne s’est finalement rien passé.
Alors vous demandez :
« Et maintenant, qu’est-ce que vous allez faire ? »
Puis :
« Quelle action pouvez-vous mettre en place cette semaine ? »
L’action peut évidemment avoir toute sa place dans un coaching.
Le problème n’est pas la question elle-même.
La question est : d’où vient-elle ?
Est-ce le mouvement naturel de la personne accompagnée ?
Ou est-ce votre propre besoin d’obtenir un résultat visible qui commence à diriger la séance ?
Quand la coachée n’a rien fait entre deux séances
Vous aviez défini ensemble une action.
La séance suivante, elle vous annonce qu’elle ne l’a pas réalisée.
Cette non-action pourrait devenir une matière passionnante :
Qu’est-ce qui s’est passé ? L’action était-elle réellement juste ? Une peur est-elle apparue ? Quelque chose a-t-il changé depuis la dernière séance ?
Mais vous sentez monter une frustration.
Encore.
Vous avez l’impression qu’elle ne s’engage pas. Vous commencez peut-être à perdre confiance dans l’accompagnement. Voire à vous demander à quoi servent vos séances si elle « ne fait rien ».
À cet instant, son comportement vient toucher quelque chose chez vous.
Peut-être votre besoin d’efficacité.
Peut-être votre peur de ne pas être une bonne coach.
Le comportement de la coachée commence alors à devenir une information sur votre propre valeur.
Le voir ouvre immédiatement une autre possibilité.
Quand le besoin d’être utile devient trop présent
Vous aimez profondément aider.
Mais être utile vous nourrit aussi.
Cela vous donne le sentiment de compter. D’avoir une place. D’apporter quelque chose.
Il n’y a rien à condamner ici.
En revanche, si ce besoin reste complètement invisible, il peut progressivement orienter votre accompagnement.
Vous suggérez davantage.
Vous expliquez.
Vous donnez quelques conseils.
Vous cherchez à faire avancer.
Et, presque imperceptiblement, vous occupez l’espace dans lequel l’autre devait pouvoir retrouver ses propres ressources.
C’est exactement pour cette raison que les outils de coaching et la posture doivent continuer à se travailler ensemble.
Le problème n’est pas ce que vous ressentez.
Le problème commence lorsque ce que vous ressentez prend la direction de l’accompagnement sans que vous le voyiez.
Le désir d’aider n’a pas besoin d’être pur
C’est probablement l’une des questions les plus intéressantes à explorer lorsque l’on souhaite devenir coach :
Pourquoi ai-je tellement envie d’aider ?
Et la réponse n’a pas besoin d’être parfaitement belle.
Vous pouvez aimer profondément l’humain.
Avoir envie de contribuer.
Chercher davantage de sens dans votre vie professionnelle.
Aimer voir quelqu’un grandir.
Et simultanément avoir envie d’être reconnue, d’être aimée, de vous sentir importante, de compter pour quelqu’un ou de construire une activité qui vous rende plus libre.
Le désir d’aider n’a pas besoin d’être pur. Il ne le sera jamais.
Il est humain, donc complexe.
Le but n’est pas de trier les « bonnes » motivations des mauvaises.
Ni de suspecter systématiquement une blessure cachée derrière toute envie d’accompagner.
Il est simplement d’aller vers davantage de vérité.
Qu’est-ce que cette place de coach vient nourrir en moi ?
Qu’est-ce que je ressens lorsqu’une personne n’a plus besoin de moi ?
Que se passe-t-il lorsque mon accompagnement ne produit pas l’évolution que j’espérais ?
Est-ce que j’ai besoin que ma cliente réussisse pour me sentir compétente ?
La difficulté n’est pas d’avoir des besoins personnels. Elle vient davantage de ce que nous ne voyons pas.
Tout ce qui reste invisible dispose de davantage de liberté pour agir à notre place.
Les moments inconfortables sont aussi des occasions d’améliorer sa posture et sa pratique
Une séance difficile ne signifie donc pas nécessairement que vous avez raté votre coaching. Une irritation, une inquiétude ou une émotion ne prouvent pas non plus que vous devriez arrêter d’accompagner. Elles peuvent devenir de précieux indicateurs.
Pourquoi cette personne m’agace-t-elle autant ?
Pourquoi son silence devient-il difficile à supporter ?
Pourquoi ai-je tellement envie qu’elle prenne cette décision ?
Pourquoi ai-je été blessée par sa remarque ?
Pourquoi son absence de résultat m’inquiète-t-elle ?
Les moments difficiles sont des messagers très précieux de ce qui se passe. Paradoxalement, accompagner uniquement des personnes qui vous rassurent, apprécient vos séances, avancent au rythme que vous espérez et valident votre sentiment d’être une bonne coach peut laisser certains mécanismes beaucoup plus silencieux. La friction les rend visibles.
Cela ne signifie évidemment pas qu’il faudrait provoquer ces situations ni minimiser leur impact sur la personne accompagnée. Cela signifie que, lorsqu’elles apparaissent, elles peuvent devenir une matière pour améliorer sa posture et sa pratique. Après la séance. Avec vos notes. Avec une personne qui vous accompagne. En supervision.
Et parfois dès la séance elle-même, lorsque vous devenez capable de sentir : « Là, quelque chose vient de bouger en moi. »
Jusqu’où faut-il alors travailler sur soi pour devenir coach ?
Jusqu’où ?
Pas jusqu’à devenir parfaitement stable.
Pas jusqu’à avoir éliminé vos blessures.
Pas jusqu’à ne plus jamais projeter.
Jusqu’à installer réellement ce processus dans votre vie.
Concrètement, cela peut vouloir dire :
- prendre régulièrement du temps pour observer ce qui se passe en vous ;
- relire certaines séances plutôt que passer immédiatement à la suivante ;
- repérer les situations dans lesquelles vous avez perdu votre liberté de posture ;
- observer vos besoins de reconnaissance, de résultat, de contrôle ou de sauvetage ;
- écrire ce qui vous a touchée ;
- continuer à expérimenter vous-même le travail intérieur ;
- recevoir des feedbacks ;
- être accompagnée lorsque certains mécanismes deviennent plus sensibles ;
- bénéficier d’un espace de supervision ;
- reconnaître les moments où vous avez besoin d’aide plutôt que de chercher à tout gérer seule.
Dans le Parcours Coach CAP, la première étape de l’aventure consiste justement à installer ce processus dans sa vie.
Avant même d’apprendre à accompagner l’autre, la future coach commence par expérimenter elle-même l’approche CAP et par s’appliquer à elle-même les outils qu’elle utilisera ensuite dans sa pratique.
Elle apprend à observer ce qui se passe en elle, à revenir à ses propres peurs, besoins, attentes et réactions, et à faire de cette pratique de conscience quelque chose qui ne soit pas réservé aux séances de formation.
L’objectif n’est pas qu’elle « termine » son travail sur elle avant de commencer à coacher.
C’est que ce processus soit déjà suffisamment installé pour pouvoir continuer à vivre, évoluer et s’approfondir lorsqu’elle commencera à accompagner les autres.
Cette conception n’est d’ailleurs pas étrangère aux référentiels professionnels du coaching.
Le référentiel 2025 des compétences clés de coaching de l’International Coaching Federation inclut explicitement le développement d’une pratique réflexive continue, la conscience de soi et l’attention portée à l’influence des réflexions et comportements du coach sur son client.
En France, la SFCoach cite également parmi les exigences communes à ses membres le travail sur soi, la supervision et une dynamique continue de professionnalisation.
Autrement dit, le travail intérieur n’est pas seulement une étape intime que l’on accomplirait avant d’exercer.
La réflexivité — cette capacité à revenir sur sa pratique et sur ce que nous y engageons de nous-mêmes — fait partie de la construction professionnelle du coach.
La conscience de soi n’annule pas les limites professionnelles
Il faut ajouter une nuance essentielle.
Voir un mécanisme ne signifie pas que son influence disparaît immédiatement.
Vous pouvez très bien identifier qu’une cliente réveille chez vous un fort besoin de reconnaissance et continuer à sentir ce mouvement revenir au fil des séances.
Le premier réflexe n’a pas nécessairement à être d’interrompre l’accompagnement.
Il peut être de vous faire accompagner vous-même sur ce qui apparaît et d’utiliser la supervision pour prendre du recul sur la relation.
La supervision est notamment pensée comme un espace de dialogue réflexif destiné à soutenir la pratique et le développement du coach.
Mais il existe aussi une limite.
Si ce qui se joue en vous prend tellement de place que vous ne parvenez plus à offrir à l’autre un espace suffisamment ouvert, la responsabilité professionnelle doit passer avant votre envie de poursuivre.
Selon la situation, cela peut conduire à suspendre l’accompagnement ou à orienter la personne vers un autre professionnel.
Le travail intérieur ne sert donc pas uniquement à mieux continuer.
Il sert aussi à savoir reconnaître :
« Ici, aujourd’hui, je ne suis peut-être plus la bonne personne pour accompagner cette cliente. »
Et cette capacité à reconnaître sa limite fait elle aussi partie de la posture.
Le Parcours Coach CAP : apprendre à coacher ET apprendre à être coach
Cette réflexion est au cœur de notre manière de former.
Ça ne suffit pas d’apprendre à coacher. Il faut apprendre à être coach.
Cela ne signifie surtout pas que les outils deviendraient secondaires.
Écouter, questionner, clarifier une demande, poser un cadre, recadrer, accompagner une prise de conscience ou le passage à l’action sont de véritables compétences professionnelles.
Nous sommes dans une philosophie du ET :
- outils ET présence ;
- savoir-faire ET savoir-être ;
- méthode ET discernement ;
- profondeur ET cadre.
Mais aucun outil n’agit indépendamment de la personne qui l’utilise.
Une excellente question peut être posée depuis une véritable curiosité.
Ou depuis l’idée déjà construite de la réponse que l’autre devrait trouver.
Le silence peut soutenir profondément le processus.
Ou être maintenu extérieurement pendant que la coach attend intérieurement, avec impatience, qu’il se passe enfin quelque chose.
La même technique ne produit alors pas exactement la même relation.
C’est pourquoi nous accordons une place importante au travail intérieur, à la pratique, aux retours et à la supervision dans la construction de la posture Coach CAP.
Dans les différentes formations de coaching que j’ai moi-même suivies, cette dimension m’est apparue très peu travaillée, voire absente.
Cette expérience a participé à ma décision de lui donner une place beaucoup plus centrale dans le Parcours Coach CAP.
Mais il ne s’agit pas de former des coachs qui auraient atteint une forme idéale de développement personnel.
On ne cherche pas quelque chose de lisse. On cherche davantage de vérité.
Vous n’avez pas besoin d’attendre d’être « prête intérieurement »
Si vous attendez de ne plus douter, de ne plus avoir peur, de ne plus chercher de reconnaissance ou de ne plus jamais projeter pour devenir coach, vous risquez d’attendre très longtemps.
Le professionnalisme ne réside pas dans l’absence de mouvements intérieurs. Il réside dans la relation que vous apprenez à entretenir avec eux.
Les voir. Les reconnaître. Être avec ce qui apparaît. Observer ce qu’ils changent dans votre manière d’écouter, de questionner et d’accompagner. Demander de l’aide lorsqu’ils prennent trop de place. Et accepter que ce travail continue à mesure que votre pratique évolue.
Ce n’est pas l’objectif qu’il faut avoir atteint. C’est le processus qui doit être installé dans votre vie. Et ce processus ne vous éloigne pas du métier de coach. Il en fait partie.

Pour aller plus loin
Osez le métier de vos rêves : coach de l’être
Si vous vous sentez appelée à accompagner les autres, cette conférence offerte vous permettra de découvrir une voie à la fois profonde, structurée et professionnelle.
- les 5 étapes pour accompagner les autres, même si vous doutez et que vous débutez ;
- les clés pour transformer le doute en légitimité sans vous forcer ni vous trahir ;
- les trois piliers qui distinguent les coachs qui durent de celles qui s’épuisent.



